Pierre d'écriture

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samedi 24 juillet 2010

En vacances

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Je ne sais pourquoi, mais cette petite aquarelle que j'avais peinte en 2002, évoque toujours pour moi très fortement les vacances... Voilà, je pars demain, sans but bien précis, comme chaque fois que je pars... Et sans date de retour définie non plus. Cela se traduira ici par :

"Blog en vacances jusqu'à nouvel ordre..."

mardi 13 juillet 2010

Escapade maritime

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Me voici de retour d'un magnifique week-end à Fécamp, avec Anne. La photo a été prise à Yport et l'on voit Fécamp dans le fond. Nous avons adoré cette ville...

dimanche 4 juillet 2010

Le deuil de l'absolu

On est en quête d’absolu et on vit de l’à peu près les neuf dixièmes du temps. De l’à peu près en amour, en amitié, en famille… On aimerait tellement que ce qu’on vive soit conforme aux belles images d'Épinal qu’on a tous plus ou moins inscrites au plus profond de nous-mêmes. Pendant quelques temps, on se berce d’illusions et puis un jour, le constat est cruel et sans appel : ce n’était pas si beau, si magnifique, si grand que ce que l’on croyait. On avait enjolivé, on avait beaucoup plus aperçu ce que l’on avait envie de voir que ce qui existait réellement. Souvent la beauté d’une scène tient à l’éclairage… Tous ceux qui font du cinéma ou de la photo d’une façon un peu plus poussée que le simple amateurisme le savent bien : l’éclairage, c’est primordial. Nimber une chevelure d’un beau halo lumineux… Un couple sur un banc, selon l’éclairage, peut produire des effets radicalement différents, indépendamment de la beauté du couple, de ce qui irradie de leur union… L’éclairage étudié ou glauque, et tout change… Du tout au tout… Notre façon de voir, dans la réalité, c’est un peu comme l’éclairage au cinéma. Les mêmes choses peuvent être radieuses ou devenir subitement tristes… Un corps, un sentiment magnifiques risquent de virer, d’un instant à l’autre, au banal ou à l’insignifiant si notre éclairage intérieur vient à varier. Voilà pourquoi il nous faut faire le deuil de l’Absolu et de la Vérité. Chacun de nous vit de l’à peu près sans savoir réellement où il va et ce que tout cela signifie. L’agencement du monde restera toujours un mystère et, de temps en temps, la vie se charge de nous rappeler que ce qu’on avait glorifié hier, n’est rien, en fait, juste une illusion…

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lundi 28 juin 2010

Grands travaux

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Totalement absorbé par le travail manuel depuis que je suis rentré de Saint-Egrève... J'ai entrepris de refaire entièrement ma chambre et comme, en plus, mon bureau avec mon ordinateur est dans ma chambre... Mais de toutes manières, lorsque j'ai fait une bonne journée de travail, je prends ma douche et je vais vite au lit avec un bouquin... Je n'ai pas le temps de me mettre sur l'ordi. En tout cas, le résultat est à la hauteur de mes espérances. J'en ai profité pour isoler phoniquement le mur mitoyen avec les voisins, mur que j'ai ensuite recouvert de planches. Ces planches, dans un autre temps, formaient le plancher de ma yourte. Chez moi, le bois se recycle toujours. Lorsque, fin novembre, il m'avait fallu déménager le box que je louais dans une ferme à Dampierre, j'avais été obligé de me séparer de la yourte. Et, à ce moment-là, j'avais projeté d'utiliser ces planches à cette fin.

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C'est d'autant mieux que, maintenant, je peux ranger correctement le garage !

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C'est bien beau tout ça, mais le problème, c'est qu'en ce moment, je n'écris pas. Et ça, c'est vraiment pas bien...

mardi 25 mai 2010

De retour

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Et voilà ! Après un stage de bricolage intensif à Saint-Egrève pour aider ma fille à s'installer dans sa nouvelle maison, me voilà de retour chez moi. Comme je suis bien lancé, là, je vais pouvoir continuer pour réaliser les quelques projets que j'avais pour ma propre maison et qui étaient en souffrance depuis des mois. Parce que, pour le bricolage comme pour le reste, c'est toujours me lancer qui est le plus dur. Une fois que la première inertie est dépassée, le reste suit. Commencer, voilà toujours le plus difficile !

jeudi 6 mai 2010

En partance

Je pars demain pour la Savoie; il s'agit d'aider ma fille, Juliette, à déménager de Chambéry à Saint-Egrève, près de Grenoble. C'est à Saint-Egrève qu'elle va terminer son internat de psychiatrie. Je vais y rester une semaine environ...

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On voit Juliette ici à Paris, lors d'une grande manif de l'automne 2007, alors qu'elle était encore externe à Necker, avant l'internat au CHU de Grenoble. Tout le monde sait que les études de médecine sont longues et difficiles mais il faut l'avoir vécu de l'intérieur pour se rendre compte vraiment à quel point ! Avec quatre enfants, on est souvent sur le pont !!!

Au fait, un grand merci à Pakita, Wictoria et Blyg pour leur derniers commentaires : ces derniers me touchent tellement parfois qu'ils me laissent sans voix... Je ne sais souvent pas quoi dire pour répondre...

mardi 4 mai 2010

Ma part d'ombre en alexandrins

Ma part d’ombre ne cesse de me tourmenter,
Et je tourne en rond comme un voilier démâté,
Jouet désemparé des courants et des vents,
Hésitant, incertain, indécis trop souvent…

Ma part d’ombre ne cesse de me tourmenter,
Tant de fantômes qui reviennent me hanter,
Blessures enfouies ou douleurs ravivées,
De petits bouts d’enfance aux couleurs délavées…

Ma part d’ombre ne cesse de me tourmenter,
Et je pleure parfois quand je devrais chanter ;
Je suis incapable de suivre mon chemin,
Et sans avoir vécu, j’arrive au lendemain…

Texte écrit pour les Impromptus littéraires...

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jeudi 29 avril 2010

Trente ans

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Il y a trente ans, jour pour jour, naissait Benoit, mon fils aîné. Je venais tout juste d'avoir vingt-deux ans et j'étais père pour la première fois. Une drôle de révolution dans ma vie ! Un séisme de magnitude cent !!! Il est père à son tour, et on le voit sur la photo avec sa fille, Eléa. Lundi, ils m'ont accompagné au bistrot où je bois un café chaque matin en promenant Vicky... Devenir père, c'est entrer dans une autre dimension et rejoindre pour de bon le monde des adultes, surtout aujourd'hui où l'adolescence dure si longtemps...

mercredi 28 avril 2010

Un soir à Etretat

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Il suffit de pas grand chose, une escapade de quelques jours à la mer, pour que ça se traduise par deux semaines d'absence ici...

Nous sommes partis, Anne, Vicky et moi, passer quelques jours au Havre et nous avons terminé le séjour par une soirée à Etretat. Des journées précieuses et magnifiques, surtout que le temps était vraiment splendide. Nous sommes rentrés bronzés comme si nous étions partis une semaine aux Maldives !

mercredi 14 avril 2010

Fleurs des champs

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Un petit bouquet que j'ai ramassé pour vous au cours de la balade matinale de Vicky...

mardi 13 avril 2010

L'enfant qui jouait seul...

Je joue tout seul,
Dans ce jour de plomb,
Je joue tout seul,
Au milieu de la place déserte…

Les petits soldats
Défilent au pas,
Sans tambour ni trompette,
Et je suis tour à tour…

L’assaillant et l’assailli,
L’attaqué et l’attaquant,
Le vaincu et le vainqueur,
Le héros et le traître…

Un soldat blessé
Tombe dans la poussière ;
Un gros chat pelé
Le regarde d’un œil vague…

Il aime la solitude,
Ce pauvre môme,
Disent les vieux,
Il aime être seul ;

Et c’est bien ainsi,
Parce qu’il n’y a plus personne,
Il n’y a plus d’enfants
Sur cette place…

Je joue tout seul,
Et je parle tout haut,
A des amis
Qui n’existent que pour moi…

Je ne suis pas triste,
Je ne suis pas fou,
Je suis juste tout seul,
Je suis juste personne…

Tout ça parce que,
Quand on est môme,
Pour être quelqu’un
Il faut être plusieurs…

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Texte écrit pour les Impromptus littéraires...

samedi 10 avril 2010

Anniversaire

Aujourd'hui est un jour bien particulier...

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... C'est mon anniversaire !

jeudi 8 avril 2010

Le dithyrambe

Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs,
Le Grand Homme qui vient de nous quitter
Laissera un vide immense dans nos cœurs,
Autant que dans la vie de notre cité.

Inlassablement, il a œuvré pour le bien de tous,
Travailleur acharné et infatigable,
Il s’est donné corps et âme,
Ne ménageant ni son dévouement,
Ni ses efforts constants et opiniâtres.

Trente ans Conseiller Municipal,
Vingt ans Maire et Conseiller Général,
Il a su faire de notre commune un pôle économique majeur !
Sa politique éclairée et ambitieuse a favorisé un essor sans précédent
De notre belle agglomération à laquelle il a consacré toute sa vie.

Bien entendu, nous savons tous que certains esprits chagrins
Ont colporté à son endroit de graves accusations…
Rien ne lui a été épargné :
Recel de biens sociaux,
Corruption,
Abus d’autorité,
Harcèlement,
Pédophilie…
Toutes ces saletés que la presse en mal de scandales
Adore étaler en gros titres racoleurs à longueur de colonnes…
Mais la Justice de notre pays a tranché, mes chers concitoyens,
Notre cher Grand Homme a été lavé de tout soupçon.
Ne laissons pas les ennemis de la démocratie
Salir sa mémoire
Rendons-lui hommage, un hommage vibrant,
Digne de l’Etre exceptionnel qu’il fut
Tout au long de son existence...

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Texte écrit pour les Impromptus littéraires...

mercredi 7 avril 2010

Loin d'Internet

Que le temps passe vite ! On délaisse le blog et l'écriture pour quelques jours, histoire juste de se consacrer à des êtres en chair et en os et de vivre vraiment. Au début, on s'imagine que ce sera l'affaire de deux ou trois jours, seulement. Et puis, tout compte fait, ça dure plus longtemps, une semaine, dix jours. Du temps qui file comme de l'eau entre les doigts. Ou du sable, fin, si fin dans mon sablier qui ressemble de plus en plus à une grosse passoire... Juliette, ma fille, était montée de Chambéry pour passer quelques jours chez moi... Lorsque mes deux aînés qui se sont exilés à plusieurs centaines de kilomètres et, pour faire plus simple, à deux extrémités opposées de la France, reviennent par ici, c'est toujours la fête... Alors au Diable l'écriture, au diable Internet ! On se dit qu'on aura toujours le temps plus tard. Juliette est repartie mercredi soir dernier en Savoie, mais je n'ai pas repris le rythme pour autant. C'est le problème avec les rythmes qu'on s'impose : c'est difficile à prendre, c'est très facile à foutre à l'air, et c'est extrêmement dur à reprendre. Un peu comme un régime. Ou un sevrage. Décidément, il n'est pas aisé, dans la vie, de faire ce qu'on voudrait, et plus je vieillis, plus je dois le reconnaître... Il faut beaucoup d'humilité...

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vendredi 2 avril 2010

Poisson d'avril

C’était hier, jeudi premier avril. Comme j’avais prévu de participer à un vide grenier ce week-end, j’avais exhumé quelques vieilleries, dont notamment une lampe à huile que je tenais de ma grand-mère. Je l’astiquais soigneusement avec un chiffon imbibé de produit pour faire reluire les cuivres quand soudain un filet de fumée s’échappa du bec de la lampe, presque insignifiant au début, et, très vite, cela prit la forme d’un petit personnage, mi-homme, mi-poisson, et qui s’enfla à vue d’œil au fur et à mesure qu’il prenait de la consistance… Il faisait penser à un personnage du dessin animé de Walt Disney, « La petite sirène »… En quelques secondes, c’était un géant, occupant presque tout l’espace de la pièce.

Curieusement, je n’étais pas effrayé par cette apparition gigantesque. Je doutai simplement de ma raison et me frottai les yeux plusieurs fois. Ce fut à ce moment précis que le géant se mit à parler d’une voix si grave et si puissante que les vitres tremblèrent :

— Je suis le Génie de la Lampe… Je sais que tu as déjà entendu parler de moi… Tu as droit, humain, à faire un souhait, un seul… Ne te trompe pas, car tu n’auras pas de seconde chance…

Je passai fébrilement en revue tous les souhaits que j’aurais pu formuler et écartai rapidement celui qui me vint à l’esprit en premier : bénéficier pour mon prochain roman d’aussi gros tirages que Marc Lévy ou Guillaume Musso… Le problème, c’était que le roman n’était pas terminé, et j’avais toujours été le spécialiste des romans avortés, des histoires qui démarraient sur des chapeaux de roue et qui se terminaient en eau de boudin… Pour avoir de gros tirages, fallait-il encore qu’il fût terminé, déposé, et accepté chez un éditeur d’une certaine renommée. Bref, c’était pas gagné… Après avoir éliminé ainsi des tas d’idées plus ou moins irréalistes, je finissais par paniquer complètement quand sa voix énorme et caverneuse retentit à nouveau dans la pièce :

— Attention, humain inconséquent, si tu attends un peu plus, tu vas perdre ta seule chance !

Au diable ! Je décidai d’opter pour le classicisme et demandai un coffre rempli d’or et de pierres précieuses. Aussitôt dit, aussitôt regretté car je commençais à pressentir les pires galères pour écouler la marchandise… Mais, comme un coffre étincelant apparut brutalement, j’oubliai en un instant toutes mes préventions. Bon Dieu ! C’était pas du pipeau ! C’était pour de vrai !

Je me précipitai vers le coffre pour plonger la main dans toutes ces richesses, émerveillé, subjugué… Seulement, au moment précis où mes doigts entrèrent en contact avec les pièces d’or, le trésor se dématérialisa et redevint fumée qui ne tarda pas à se dissiper. Le géant lui aussi n’était déjà plus qu’un gros nuage coloré qui rapetissait à vue d’œil. Avant de disparaître pour toujours dans la lampe, il eut seulement le temps de dire :

— Poisson d’avril, humain stupide et impatient !

Texte écrit pour les Impromptus Littéraires...

jeudi 25 mars 2010

Refaire ce qu'on aime tant

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Hier soir, j'ai répété deux ou trois chansons de Jean Ferrat, que je dois chanter dans un café, ce soir, pour un hommage un peu improvisé.

Du coup, la veille, j'avais dû changer les cordes, chose que j'avais à faire depuis des mois... Et j'ai réalisé que depuis fin novembre, je n'avais quasiment pas touché à la guitare. C'est assez incroyable d'y songer quand je pense au plaisir et au bonheur fous que j'ai eus, hier soir, en rejouant et en rechantant ces chansons magnifiques.

Et pourquoi, Grand Dieu, pourquoi, reste-t-on si longtemps, sans faire ce qu'on aime ?

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mardi 23 mars 2010

Balade en vélo

En ce moment, depuis le début de la semaine, il fait beau, très beau même. J’ai très envie de renouer avec l’exercice physique et les balades en vélo dans la nature qui revit sont une véritable bouffée d’oxygène.

Qu’il est bon de secouer la torpeur hivernale ! Et puis, il y en a une qui est drôlement heureuse !

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Chaque après-midi, je fais une à deux heures de vélo.

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De la balade d’hier, j’ai ramené quelques jolies photos...

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Elles sont là : Visionner l'album...

La morne lumière hivernale des lampadaires

J’entrouvre le rideau, mon verre de bière à la main, et je jette un coup d’œil par la fenêtre.

Sous la morne lumière hivernale des lampadaires, j’aperçois le banc défraîchi du square, qui d’ailleurs n’en est pas vraiment un ; à l’image de cette ville qui n’en finit pas de mourir depuis trente ans, à l’époque où le dernier puits de mine a fermé. A l’image de cet hiver qui n’en finit pas, lui non plus, de mourir. Et de ce pauvre type qui venait s’asseoir sur ce banc chaque soir, quand le dernier troquet avait baissé son rideau de fer.

Je l’avais croisé quelquefois en rentrant chez moi… Il semblait en bout de course, seulement retenu à la vie par quelques fils de plus en plus ténus. Dans ses yeux si pâles, il n’y avait sans doute plus le moindre projet, plus aucun rêve, plus d’avenir. Seule la lueur de quelques fugaces souvenirs pouvait peut-être les raviver un tant soit peu.

Ce soir, sous la lumière blafarde des lampadaires, j’aperçois le banc vide. Toujours aussi écaillé, toujours aussi misérable. Et il me semble me dire : « Pourquoi ne lui as-tu jamais adressé la parole ? Maintenant, il est trop tard… »

Je bois une gorgée de bière, et je laisse retomber le rideau, auréolé de la morne lumière hivernale des lampadaires.

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Texte écrit pour les Impromptus littéraires...

vendredi 19 mars 2010

Une feuille trouvée sur le chemin

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Une feuille de lierre, une feuille très commune, banale... Mais quand on est présent au monde qui nous entoure, quand, pour une fois, on n'est pas perdu dans ses pensées, on se dit : que le monde regorge de trésors ! La nature ne produit-elle pas des millions d'oeuvres d'art ? Mais la plupart du temps, on ne les voit pas...

mardi 16 mars 2010

Jean d'Antraigues

Les obsèques de Jean Ferrat ont eu lieu aujourd’hui, à Antraigues sur Volane, en Ardèche, le village qu’il habitait depuis longtemps. Du temps où je vivais en Ardèche, à Vals les Bains puis à Aubenas, il y habitait déjà…. (Je suis parti vivre en région parisienne avec mes parents à l’âge de dix ans.) De temps en temps, il jouait au tennis avec mon père adoptif, à Vals, qui n’est qu’à quelques kilomètres d’Antraigues…

Autant dire que Jean Ferrat a quasiment toujours fait partie de ma vie. Des très grands de la chanson française (Brel, Brassens, Ferré, Reggiani…), il a été celui que j’ai connu et aimé le premier.

Plus tard, j’ai toujours eu un plaisir formidable à interpréter, avec ma guitare, quelques unes de ses plus belles chansons comme « La montagne », « Je vous aime » ou certains .magnifiques poèmes d’Aragon qu’il avait si merveilleusement mis en musique…

Je suis un passionné de chanson française et Ferrat en est l’un des plus beaux joyaux. Comme Brel, Brassens, il ne mourra jamais vraiment…

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