Quand il y a si longtemps qu’on est resté silencieux sur un blog, on a du mal à reprendre le fil… Mon dernier message date du 26 septembre… octobre, novembre, décembre, janvier, février… Cinq mois qui sont passés comme… quelques semaines… Non pourtant que j’ai débordé d’activités durant tout ce temps… Au contraire, même ! J’ai eu plutôt, dirai-je, une certaine tendance à me laisser vivre.

Fin septembre, j’ai commencé un nouveau roman et, pour me concentrer sur cette histoire, j’avais besoin de laisser tomber le journal. Je me suis imposé trois heures d’écriture par jour au minimum et, pendant un mois et demi environ, presque deux, en fait, j’ai tenu le bon rythme. Et puis, un jour, ( en novembre, comme par hasard ) je n’ai plus trouvé valable ce que j’écrivais. Brusquement, l’entreprise m’a paru vouée à l’échec. J’ai bien tenté de persévérer, mais en vain : la source s’était tarie et j’avais beau creuser, je ne trouvais plus rien.

Il en a résulté une période de découragement intense au cours de laquelle je n’avais plus envie d’écrire du tout. Puis, comme j’étais amoureux depuis le mois de juin, j’ai voulu oublier complètement mon existence d’écrivain et ne plus penser qu’à l’amour. Ainsi est arrivée la nouvelle année et je m’en suis à peine aperçu. Janvier et février sont passés ainsi, presque furtivement. Une période où j’ai beaucoup vécu au jour le jour, attendant avec impatience de revoir A. et tournant en rond lorsque l’on se séparait, incapable de me consacrer à quoi que ce soit…

Aujourd’hui, J’ai envie de sortir de ce mode d’existence et de reprendre mon travail d’écrivain. De ne plus me sentir aussi dépendant d’une autre personne, même si je l’aime très fort. Le roman que j’avais commencé, je ne me sens pas capable encore de le reprendre et peut-être d’ailleurs qu’il restera à jamais inachevé, bloqué net à la centième page… Quoiqu’il en soit, je dois écrire à nouveau, m’imposer un rythme de travail soutenu et commencer autre chose… Ah ! Si seulement un éditeur pouvait me mettre la pression et me dire : « Tu dois rendre ton manuscrit à telle date, dernier délai ! »…