Certains l’ont sans doute remarqué ( à moins que plus personne ne me lise, et je pourrais le comprendre vu le peu de nouvelles fraîches dans ce journal ), à la fin du mois d’avril dernier, j’ai supprimé sur le paramétrage du blog la possibilité pour les lecteurs de laisser des commentaires. Hier soir, j’ai rétabli cette possibilité…

Parce qu’en y réfléchissant bien, je me suis dit que c’était peut-être à cause de ça que je m’étais peu à peu détourné du carnet sur Internet… Finalement, un blog sans commentaire, ce n’est peut-être plus vraiment un blog… Et pourtant, l’année dernière, je me souviens avoir été très remonté contre ces fichus commentaires !

Je n’en avais pourtant pas reçu de désagréables… Non, il ne s’agissait pas de ça. Le fait est que j’en recevais moins par rapport à une époque antérieure, notamment quand mon carnet était sur Canalblog… Mais pourquoi m’agaçaient-ils à ce point ?

boules.jpg Tout d’abord parce que je m’en voulais à moi-même de les guetter comme un signal d’approbation de mon travail. Je sentais là une dérive qu’il me fallait absolument éviter.

Ensuite, parce que je m’étais bien rendu compte depuis longtemps que la quantité de commentaires que je recevais était proportionnelle à celle des commentaires que j’avais déposés sur d’autres blogs, en tant que lecteur. L’ennui, c’était que pour ma part, je ne trouvais plus le temps de lire assez attentivement les articles sur d’autres carnets pour les commenter de façon pertinente, en tout cas, d’une manière qui puisse me satisfaire. Je ne voulais plus tomber dans le commentaire de complaisance ou le simple troc…

Que faire ? Je ne sais… Je les rétablis et je verrai bien, mais aujourd’hui je crois comprendre qu’il n’y a qu’à ce prix que le blog peut vraiment vivre. Il se peut que ces réflexions dénotent le fait que j’ai fait le tour du phénomène et que je n’ai plus réellement envie de m’y consacrer. C’est ce que j’ai cru il y a quelque temps, mais aujourd’hui, je ne sais plus. Je pense tout de même que j’ai besoin de tenir ce journal pour nourrir mes autres activités d’écrivain. Et puissent ces quelques bouteilles jetées à la mer contenter quelques promeneurs solitaires…