Histoire de commentaires
Par Jean-Pierre le mardi 9 mars 2010, 11:53 - Lien permanent
Certains l’ont sans doute remarqué ( à moins que plus personne ne me lise, et je pourrais le comprendre vu le peu de nouvelles fraîches dans ce journal ), à la fin du mois d’avril dernier, j’ai supprimé sur le paramétrage du blog la possibilité pour les lecteurs de laisser des commentaires. Hier soir, j’ai rétabli cette possibilité…
Parce qu’en y réfléchissant bien, je me suis dit que c’était peut-être à cause de ça que je m’étais peu à peu détourné du carnet sur Internet… Finalement, un blog sans commentaire, ce n’est peut-être plus vraiment un blog… Et pourtant, l’année dernière, je me souviens avoir été très remonté contre ces fichus commentaires !
Je n’en avais pourtant pas reçu de désagréables… Non, il ne s’agissait pas
de ça. Le fait est que j’en recevais moins par rapport à une époque antérieure,
notamment quand mon carnet était sur Canalblog… Mais pourquoi m’agaçaient-ils à
ce point ?
Tout d’abord
parce que je m’en voulais à moi-même de les guetter comme un signal
d’approbation de mon travail. Je sentais là une dérive qu’il me fallait
absolument éviter.
Ensuite, parce que je m’étais bien rendu compte depuis longtemps que la quantité de commentaires que je recevais était proportionnelle à celle des commentaires que j’avais déposés sur d’autres blogs, en tant que lecteur. L’ennui, c’était que pour ma part, je ne trouvais plus le temps de lire assez attentivement les articles sur d’autres carnets pour les commenter de façon pertinente, en tout cas, d’une manière qui puisse me satisfaire. Je ne voulais plus tomber dans le commentaire de complaisance ou le simple troc…
Que faire ? Je ne sais… Je les rétablis et je verrai bien, mais aujourd’hui je crois comprendre qu’il n’y a qu’à ce prix que le blog peut vraiment vivre. Il se peut que ces réflexions dénotent le fait que j’ai fait le tour du phénomène et que je n’ai plus réellement envie de m’y consacrer. C’est ce que j’ai cru il y a quelque temps, mais aujourd’hui, je ne sais plus. Je pense tout de même que j’ai besoin de tenir ce journal pour nourrir mes autres activités d’écrivain. Et puissent ces quelques bouteilles jetées à la mer contenter quelques promeneurs solitaires…
Commentaires
Je serai l'un de ces promeneurs !
"Que faire?"...laisser parler ceux qui le veulent. L'important dans le blog je crois c'est ce qu'on y fait d'abord pour soi. L'autre ne vient qu'après, plus tard, peut-être. On apprend beaucoup du comportement humain sur les blogs, on y apprend l'humilité aussi -parfois- que l'on est qu'un parmi des millions et que l'on est peut-être pas aussi intéressant qu'on le croit. On est souvent lu en silence, les statistiques sont là pour le révéler. Mais lu ou pas, je ne suis pas certaine que personnellement j'écrive pour cela. L'écriture en elle-même, que je vis comme un dialogue en profondeur avec moi-même, n'a pas forcément besoin de "retour" sur investissement sous forme de commentaires. Le "commentaire troc" , oui, on finit par ne plus y céder ceci dit. Je n'ai pas beaucoup de commentaires, peu de personnes s'intéressent à la Poésie sur les blogs, d'une certaine façon ce la m'a sans doute aidée à ne pas en attendre d'avantage.
J'ai connu votre premier blog, sur canalblog, j'y commentais sous mon véritable prénom, il y a 4 ou 5 ans.
Merci beaucoup pour votre commentaire, qui est très riche et que j'apprécie énormément. Vous avez bien raison sur l'humilité mais, de temps en temps, l'isolement de l'écrivain, on a envie de le rompre et on a besoin d'échanges avec des lecteurs sinon, on finit par se demander (en tout cas, moi, je me le demande) à quoi bon tout ça ? Toutes ces heures passées assis face à un écran ou une feuille, pourquoi au final ? J'ai vu que vous aviez fermé votre blog... Est-ce de la lassitude ou autre chose ? Si ce n'est pas indiscret bien sûr... Et je dois avouer que ma curiosité a été piquée, à la fin de votre message...
Non, ce n'est pas indiscret, et il n'y a pas de secret, j'ai de gros soucis familiaux. De santé. Cela entraîne une forte tension, une grande fatigue, puis un hiver qui ne veut pas finir et une lassitude immense qui prend le relais. Je n'ai simplement plus le goût de tenir, entretenir, un blog, dans quelques temps peut-être...Par contre j'écris toujours et prépare un recueil en ligne, gratuit, qui sera publié si j'arrive à gérer l'animal, sur calaméo.
Vous savez Jean-Pierre je me suis bien souvent posé cette question du "A quoi bon?". Elle revient d'ailleurs régulièrement me hanter et me donner le sentiment que je perds mon temps en sottises. En fait, je m'accommode assez bien de la solitude virtuelle, et lors de la création d'Epinéphrine, mes commentaires étaient fermés. Je ne les ai réouverts que parce que mes amis se désolaient de ne pouvoir exprimer leur ressenti dans l'instant encore chaud de la lecture.
Je venais commenter sous le pseudo "Chris" et puis j'ai été sans savoir pourquoi, en butte à l'agressivité d'une personne "masquée". Alors j'ai cessé de venir. Tout simplement.
Bien à vous
A Désirée : Merci beaucoup pour votre longue réponse...
je te comprends, sauf que depuis le temps, je n'attends plus des commentaires éventuels qu'ils me "valident" ma réflexion ou ma petite prose...
haut les coeurs, le bonheur est à l'intérieur :)
Wictoria, c'est toi qui as raison bien sûr...
Les commentaires sont en effet une chose curieuse ! Pour ma part je ne me force pas à commenter chez d'autres si je n'ai rien à dire, mais j'avoue être aussi un peu agacée de ces blogueurs qui ne commentent chez moi que si j'ai laissé un mot chez eux, et m'oublient pendant 1mois ensuite !
Comme toi je les attends un peu, et j'aurais arrêté si je n'en avais eu aucun. Et puis il y a ceux qui sont hors sujets, ou trop puéril, ou qui n'ont retenu qu'un détail et pas le vrai sujet du billet. Je réponds toujours avec gentillesse (on ne va pas se plaindre d'être lue) mais j'avoue me sentir parfois "frustrée" !
Heureusement avec les "habitués" on arrive à se faire un réseau de lecteur avec qui on a des affinités !
Du coup je t'ai fait un commentaire très long (j'étais chez canalblog aussi avant !)
A Louisianne : Souvent, d'ailleurs, les commentaires n'ont que peu de rapport avec l'article lui-même qui ne devient qu'un prétexte pour des échanges type Facebook.