Que le temps passe vite ! On délaisse le blog et l'écriture pour quelques jours, histoire juste de se consacrer à des êtres en chair et en os et de vivre vraiment. Au début, on s'imagine que ce sera l'affaire de deux ou trois jours, seulement. Et puis, tout compte fait, ça dure plus longtemps, une semaine, dix jours. Du temps qui file comme de l'eau entre les doigts. Ou du sable, fin, si fin dans mon sablier qui ressemble de plus en plus à une grosse passoire... Juliette, ma fille, était montée de Chambéry pour passer quelques jours chez moi... Lorsque mes deux aînés qui se sont exilés à plusieurs centaines de kilomètres et, pour faire plus simple, à deux extrémités opposées de la France, reviennent par ici, c'est toujours la fête... Alors au Diable l'écriture, au diable Internet ! On se dit qu'on aura toujours le temps plus tard. Juliette est repartie mercredi soir dernier en Savoie, mais je n'ai pas repris le rythme pour autant. C'est le problème avec les rythmes qu'on s'impose : c'est difficile à prendre, c'est très facile à foutre à l'air, et c'est extrêmement dur à reprendre. Un peu comme un régime. Ou un sevrage. Décidément, il n'est pas aisé, dans la vie, de faire ce qu'on voudrait, et plus je vieillis, plus je dois le reconnaître... Il faut beaucoup d'humilité...

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