Coquelicots de juin
Par Jean-Pierre le jeudi 16 juin 2011, 10:25 - Lien permanent

Qu'ils sont fragiles ces coquelicots que je croise sur mon chemin en promenant Vicky chaque matin. Un rien, un souffle, une averse, les froisse, les chiffonne, les fait ployer.
Ils sont aussi fugaces que ces mois de juin qui ne cessent de se précipiter vers le solstice d'été, avec une sorte d'indécente accélération au fur et à mesure que mes cheveux blanchissent.
Je suis d'humeur morose cette semaine, peut-être à cause du temps, du temps qu'il fait et du temps qui passe. Peut-être à cause de rien du tout en particulier. C'est comme un ensemble qui, paradoxalement, avance trop vite et n'avance pas. C'est peut-être le simple fait d'avoir dépassé la mi-juin qui me met de mauvaise humeur. Peut-être à cause de toutes ces choses qu'on se fixe et qui n'avancent pas alors que le temps, lui, avance trop vite. Peut-être à cause du paroxysme de la lumière qui après la Saint-Jean recommencera déjà à baisser. Peut-être à cause de mes projets professionnels qui tardent à se clarifier...
Et puis, à quoi bon se perdre en conjectures ? L'humeur est comme ce ruisseau qui coule : autour de la grosse pierre ronde, ce n'est jamais la même eau. Les coquelicots se fanent très vite mais d'autres éclosent...
Ce matin, j'ai conduit Benjamin à son épreuve de philosophie. Je voudrais savoir prier pour qu'il ait son bac cette année !
Commentaires
Allez, un peu de peps même si je comprends tes états d'âme. Marre des cons! Vive nous, nous sommes les meilleurs!
@ Jean-Michel : Oui, tu as raison, Jean-Michel ! D'ailleurs, mon humeur morose a disparu ! J'espère que tu passes de bonnes vacances : nous, on ne partira pas avant la semaine prochaine.
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